Une situation stratégique
pour un site d'exception

Edifié à l'entrée de la "Cluse de Pontarlier", le château de Joux commande d'une centaine de mètres le passage emprunté par la grande route internationale reliant à travers le Jura la vallée de la Saône et la Bourgogne à la Suisse, les Flandres et la Champagne à l'Italie, les mers froides septentrionales à la Méditerranée.

Cette grande voie commerciale qui se développe à partir du 13ème siècle, lors du renouveau des échanges européens, était également la route du sel et du monachisme. Les armées ont utilisé ce passage naturel à travers la montagne jurassienne depuis l'Empire Romain.

Passage obligé, cette cluse a toujours constitué un verrou naturel qu'il était logique, tentant et inévitable de surveiller et surtout de fortifier. Après le rattachement de la Franche-Comté au royaume de France en 1674, le rôle joué par la place frontière de Joux devient capital dans la défense du "Pré Carré" de Louis XIV.

Construit à l'extrémité d'un promontoire, le château est dominé au nord par la montagne du Larmont et au sud-ouest par la chaine de La Fauconnière. Les progrès réalisés par l'artillerie à partir du 17ème siècle entraîneront une évolution de la fortification : abandon progressif du plateau de la Rochette situé immédiatement au-dessus de la Cluse et renforcement des enceintes faisant face au plateau sud.

Le fort Malher sera construit sur le Larmont entre 1844 et 1851. Plus éloignés de la place centrale de Joux, les forts du Larmont Supérieur et de Saint-Antoine datent des années 1880.

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Vue du château depuis la cluse (c) BAVEREL

Vue aérienne du château (c) Rousset