Les fortifications

Les origines des fortifications sur le site de Joux ne sont pas connues, peut-être un oppidum gaulois ou une vigie romaine. L'existence d'un château est attestée en 1034, date du siège de Miroaltum (ancien nom de Joux). Dès 1087, le seigneur Landri de Joux est désigné "Castri jurensis possessor".

Le château médiéval

Construction en bois à l'origine, ce château médiéval, résidence des Sires de Joux, devient un puissant château de pierre aux 12ème et 13ème siècles, dont les enceintes supérieures du château actuel présentent lers vestiges, notamment la grosse tour Grammont et une partie du bâtiment du musée.

Le seconde et la première enceinte (c) OT Pontarlier

La tour médiévale Mirabeau (c) OT Pontarlier

 

 
 

La forteresse

Après son intégration dans le domaine comtal de Bourgogne en 1454, le château devient une forteresse frontière dont la garnison est commandée par un gouverneur. Il est aggrandi aux 15ème et 16ème siècles : en 1486 par le construction de la puissante tour d'artillerie dite "La Rondelle" et d'une nouvelle entrée du château, sous Charles Quint, édification de la basse cour (5ème enceinte).

Echaugette Louis XIV (c) OT Pontarlier

Après la conquête de 1674, Vauban fait renforcer considérablement les défenses : reconstruction d'une partie du donjeon, édification de l'ouvrage à corne formant la 4ème enceinte, creusement du grand puits et de profonds fossés taillés dans le roc. De nouveaux casernements abritent les troupes françaises en garnison à Joux.

Tour Mirabeau et Donjon (c) OT Pontarlier

Troisième enceinte et casernement Vauban (c) OT Pontarlier

 

Le fort

A partir de 1835, la 5ème enceinte est reconstruite suivant le système bastionné, une terrasse d'artillerie est établie sur le donjon. En 1848, la 2ème deuxième enceinte est dotée d'une échaugette, de nouveaux parapets avec créneaux de fusillade et d'un escalier de sécurité. Joux est devenu un fort, intégré au système défensif de la France établi sous la Monarchie de Juillet.

Après les expériences de la guerre de 1870, une nouvelle ligne de forts enterrés, ouvrages du type Séré de Rivières, doit lutter contre les progrès de la nouvelle artillerie en acier, dont la précision et la portée ont considérablement augmenté : la terrasse du donjon est adaptée, la 5ème enceinte bastionnée est remplacée par un "fort moderne" dont les travaux sont conduits par le capitaine Joffre à partir de 1879. Une nouvelle entrée est réalisée en 1886-1887, après la crise de l'obus torpille.

Un porche de la cinquième enceinte (c) OT Pontarlier

Plan perspectif du château (c) Roland Lambalot